le blog insolite de Christian Godard

22 juillet 2017

TOUPET - La photo

 

Je vous avoue que faire revivre sous vos yeux les aventures du couple des Dubois, ahuris devant ce qu'ils ont généré, me remet en mémoire mes propres souvenirs quand j'ai donné naissance à mon fils, et, croyez-moi, ce fut...très au-delà de tout ça !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par blogodard-ch à 09:34 PM - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 juillet 2017

TOUPET - Martel en tête

Apparemment, comme ça vous amuse (moi aussi, d'ailleurs !), je vous propose ci-dessous une autre vidéos. (Que ceux que ça ne fait pas rire m'écrivent, je connais un bon "psy")...

 

 

 

Posté par blogodard-ch à 09:26 PM - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 juillet 2017

TOUPET - Nan-nan

Histoire de rappeler quelques souvenirs à quelques-uns...

 

 



 

 

 

 

 

 

 

Posté par blogodard-ch à 09:22 PM - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 mai 2017

UN PETIT ANGE EST PASSÉ...

Une question me turlupine.

Est-ce qu'il vous est arrivé, dans la vie, de rencontrer un ange? Je veux dire, un vrai, comme dans les contes de fées. Parce que, moi, ça m'est arrivé. Parfaitement. Vous pouvez vous moquer tant que vous voudrez, je m'en fiche. Je sais que c'est la vérité. C'était il y a longtemps. J'avais une trentaine d'années. Et un jour, j'ai pris la décision d'en acheter un. Ça m'a pris comme ça, mais je savais depuis longtemps que j'en avais envie. Depuis tout petit. Alors j'ai été dans une boutique où on vend des petits anges. Il y en avait quatre ou cinq dans une cage, tous plus beaux les uns que les autres. La vendeuse a ouvert la cage, et me les a tous mis devant moi pour que je puisse choisir celui qui me séduirait le plus. Bien entendu, les petits anges, à cet âge-là, ne restent pas tranquilles. Il y en a tout de suite plusieurs qui se sont carapatés dans tous les sens. Un client est entré juste à ce moment là, qui voulait en acheter un, lui aussi, et un petit ange en a profité pour s'échapper, et la vendeuse a été obligée de lui courir après, dans la rue. Parmis eux, il y en avait un qui ne voyait que moi. Dès le premier instant, il s'était assis à mes pieds et, la tête levée, il ne regardait que moi, et ne bougeait plus de là. Figé. Bon, au bout d'un moment la vendeuse a rattrapé le fuyard, un vendeur lui a prêté la main et à remis de l'ordre dans la situation, et le petit ange, à mes pieds, assis, lui ne me quittait toujours pas des yeux. Que c'en était terriblement émouvant. On aurait dit qu'il savait d'avance que c'était avec moi qu'il voulait aller, qu'il m'attendait en quelque sorte, et que, me sachant enfin arrivé, il tenait à me faire savoir qu'il m'aimait depuis longtemps déjà, avant même que je sois arrivé. Bien entendu, c'est celui là que j'ai acheté, bien entendu, évidemment. Je n'ai pas discuté le prix, je l'ai pris dans mes bras et nous sommes repartis ensemble. C'était un petit ange de sexe féminin. Nous ne nous sommes plus quittés, elle et moi, et cela n'a duré que dix ans. C'est court, dix ans. Surtout quand il s'agit d'un ange. Ça passe comme une flèche. C'était, vu de l'extérieur, une chienne boxer. Mais de l'extérieur seulement. Parce que, à l'intérieur, c'était un petit ange. Elle était d'une douceur totale, absolue, et ne pensait qu'à anticiper nos désirs. Elle comprenait tout ce qu'on disait. Quand je dis TOUT, c'est TOUT. C'était tellement stupéfiant qu'un jour, en vacances avec mon fils sur la Côte, on a tenté de faire la liste de tous les mots dont elle connaissait parfaitement le sens. Quand on est arrivé à trois cents, on a arrêté. C'était inutile. On pouvait se contenter de parler comme je vous parle, à vous autres. Enfin, non, pas tout à fait. Parmi vous autres, il y en a beaucoup qui ne comprennent pas la moitié de ce que je dis. Elle si. Je ne l'ai jamais tenue en laisse de ma vie. Quand je lui demandais de marcher auprès de moi, elle le faisait, c'était simple et cela s'était installé sans apprentissage préalable. Pour tout le reste c'était pareil. Je pourrais en parler pendant des heures et des heures. Et faire un roman. Il y a de la matière. Mais un roman sans aucun méchant, sans meurtre et sans trahison, ça ne se vendrait pas beaucoup. Quand il lui arrivait de faire une bêtise, comme par exemple au sortir du bain, de se mettre à cavaler au travers de l'appartement, de déraper et de renverser un pot de fleurs, elle avait conscience d'avoir fait une bêtise, et elle allait se coucher le museau entre les pattes, dans une encoignure, même si on ne s'était aperçu de rien. Alors et on était obligé d'aller la consoler, de lui dire que cela n'avait pas d'importance, qu'il ne fallait pas qu'elle s'inquiète pour un malheureux pot de fleurs, pour qu'elle accepte de cesser se cacher honteusement sous ses deux pattes . Voilà, c'était Trombine, ma Binette, un petit ange sur la terre, de passage, pendant dix ans seulement.

 

 

Trombine

 

Certains d'entre vous se demandent pourquoi je parle souvent des animaux, et j'essaie d'expliquer ce que je ressens, en les voyant vivre parmi nous, quand on le leur permet. Ou quand je vois un chasseur ventripotent qui pose, carabine pointée, heureux d'avoir tué un éléphant, l'un des animaux dont l'intelligence et la sensibilité se rapprochent le plus de celles de l'homme. C'est pour ça. C'est à cause de Binette, ma Trombine. Je pourrais en parler pendant des heures. Il ne se passe pas de jour sans que je me la remémore. Pas un seul jour. Pas un seul... J'ai eu de la chance. A d'autres aussi, ça leur arrive... Mais, la plupart du temps, ils ne s'en aperçoivent même pas.

 

 

Posté par blogodard-ch à 08:16 PM - Commentaires [3] - Permalien [#]

17 avril 2017

MARTIN MILAN et L'HOMME QUI CROYAIT À LA CALIFORNIE sur RADIO NOVA EN PODCAST

tant-qu-un-chien_t-attendra

 

C'est une belle surprise que l'on m'a réservée là, parce que, lorsque l'on écrit une histoire, on l'écrit avec des mots, et rien d'autre que des mots.

Bien sûr, les mots ont un sens. Ils ont un sens pour vous. Vous les entendez. Ils ont une sonorité, mais uniquement dans votre tête. Vous ne savez jamais, d'avance, quelle sonorité ils auront dans la tête, la cervelle de ceux qui vous liront. Peut-être qu'ils n'en auront aucune. Ils ne liront que des mots qui ne provoquent aucun son.

Ici, le sort a voulu que quelqu'un lise cette histoire, et leur donne pour la première fois des sons : ceux de son interprétation.

Et quelle excellente interprétation !

Du coup, mes mots, je les ai redécouverts.

Vous me direz, pour ceux qui m'ont déjà lu, si ça vous a fait le même effet, ou pas... 

 

À l'occasion de la sortie de 'La Grande Aventure du Journal Tintin', RADIO NOVA a consacré un numéro de son émission Nova Book Box, intitulé  'L'ANTINTINOLOGIE, ÉTOILE MYSTÉRIEUSE', à la présentation d'extraits de cette anthologie, avec, entre autres sélections choisies, la lecture par Richard Gaitet de TANT QU'UN CHIEN T'ATTENDRA, histoire courte parue initialement dans l'album 'Il s'appelait Jérôme', ainsi que, un peu plus loin dans l'enregistrement, du récit JED WALKER, extrait de 'L'Homme qui croyait à la Californie', que j'ai scénarisé pour Claude Derib.


Le podcast est en écoute sur le site de Nova Planet :

L'AnTintinlogie, étoile mystérieuse

MERCREDI 5 AVRIL 777 pages pour célébrer l'aventure du Journal de . Il y a quelques mois, le Journal Tintin (1946-1988) réapparaissait en librairies via une volumineuse anthologie fêtant les 70 ans de sa création.

http://www.novaplanet.com

 

 

Posté par blogodard-ch à 09:28 PM - Commentaires [1] - Permalien [#]

10 avril 2017

LA GENÈSE DE LA TOUTE PREMIÈRE HISTOIRE DE MARTIN...

 

Dès nos premières rencontres, quand il venait participer aux réunions de rédaction de Pilote, lui et moi nous nous sommes tout de suite sentis en phase.

J'ai été vraiment ami de Michel Greg, oui, vraiment, qui m'a toujours considéré comme une sorte de frère d'armes (un jour, il m'a dit, "Toi et moi, nous sommes les deux seuls caméléons du métier"), pendant tout le temps où il m'a ouvert les pages du Journal de Tintin, et jusqu'aux derniers temps de sa vie - la preuve, puisqu'il m'a adoubé devant témoins (et quels témoins...!), au cours d'un repas, pour que je reprenne les scénarii de Talon, avec Roger Widenlocher au dessin. 

Voilà. J'ai eu d'autres amis dans cette profession étrange. Heureusement, hein ? Mais il ne faut pas tout mélanger, ce qui se passe entre les hommes, ce n'est pas n'importe quoi, c'est profond parfois, c'est vivant parfois, et parfois, ça ne l'est pas.

Il a bien fallu qu'un jour j'imagine la première histoire de Martin Milan, avant même d'avoir commencé à la dessiner. Il se trouve que j'ai retrouvé dans mes archives la première ébauche, le tout premier jet du premier récit, qui allait devenir "Martin Milan, pilote d'avion-taxi", quand je l'ai proposé à Michel Greg.

Ci-dessous, pour ceux que ça intéresse...

 

 

Capture d’écran 2017-04-10 à 20

Capture d’écran 2017-04-10 à 20

Capture d’écran 2017-04-10 à 20

 

 

 

 

 

Posté par blogodard-ch à 08:03 PM - Commentaires [6] - Permalien [#]

08 avril 2017

ESCALES DE MARTIN MILAN : RENDEZ-VOUS MANQUÉ DANS LE MÉTRO POUARISIEN AUX HEURES DE POINTE

Opérat -Escales

 

Cette nouvelle escale devait conduire Martin Milan à Paris, où un producteur de spectacles s'était intéressé à son parcours, au point de souhaiter en tirer l'argument d'une comédie musicale, comme on peut le voir sur l'affiche au-dessus de lui.

Mais est-ce bien à Paris que Martin à atterri ?

En tous cas, il est en train de manquer son rendez-vous, car la foule est si dense, à l'intérieur de cette station, qu'il n'a pas repéré la jeune femme venue l'accueillir avec une pancarte à son nom...

Encore un rendez-vous manqué ?

 

 

Posté par blogodard-ch à 08:24 PM - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 avril 2017

LA RE-NAISSANCE DE MARTIN MILAN...

 

Désert des nuits sans sommeil

Aquarelle, techniques mixtes, extraite du portfolio LES ESCALES DE MARTIN MILAN : DE PASSAGE DANS LE DÉSERT DES NUITS SANS SOMMEIL, réalisé à l'occasion du cinquantenaire de la série.

 

Cette année 2017 marque un anniversaire pas comme les autres : celui de la naissance de MARTIN MILAN, pilote d'avion-taxi, dans les pages du Journal TINTIN.

A cette occasion, certains d'entre vous, qui me le réclamaient depuis fort longtemps, seront heureux d'apprendre que le contrat pour la republication des aventures de Martin, sous la forme d'une Intégrale, vient d'être signé avec les éditions du Lombard - et cette Intégrale comprendra une nouveauté à laquelle je vais prochainement m'atteler, textes et dessins. 

Puisque l'on fait ici mention d'une époque déjà lointaine, voici comment les choses se passaient à cette époque-là…

La première histoire de Martin est sortie dans Tintin en 1967. A cette époque, je travaillais également à Pilote, depuis 1959, les deux maisons étant concurrentes, à l'époque. 

Le peu de temps que je distrayais de ma collaboration régulière avec Pilote ne me permettait pas de produire beaucoup dans Tintin. 

Il n'empêche que, au tout début des années 70, les éditions du Lombard éditèrent le premier album de Martin Milan, qui réunissait un certain nombre des premières histoires complètes parues dans le journal.

C'était un modeste broché, qui m'avait procuré une grande joie, car c'était, justement, mon tout premier album !

Une parution, pour moi, très exceptionnelle, car malgré ma collaboration indiscontinue depuis le premier jour de Pilote, les éditions Dargaud n'avaient jamais daigné ne serait-ce qu'évoquer, ne fut-ce que de loin, l'éventualité de faire avec mes histoires de Norbert et Kari, le moindre bout de ne serait-ce que sur le mode de la promesse vague d'en faire des albums... 

Il est vrai que - entretemps - 1968 s'était passé.

Il en était résulté dans la maison un certain nombre de transformations. 

René Goscinny avait été nommé directeur général, et héritait de ce fait d'un bureau ultra-moderne, à l'étage supérieur à la rédaction. Depuis son bureau, il pouvait, en manipulant quelques boutons, ouvrir la porte, fermer la porte, ouvrir les rideaux, fermer les rideaux, etc, etc…

La première fois que je fus invité dans ce magnifique bureau, Goscinny avait l'air très grave.

Il m'invita à m'asseoir, manipula quelques boutons pour ouvrir et fermer les rideaux, ce qui provoqua mon admiration, pour ne pas dire ma béatitude ; puis il se leva, raide, marcha jusqu'à une armoire, l'ouvrit, en tira un album broché, revint, contourna son bureau, restant debout, posa l'album broché en question devant moi- c'était le mien, le tout premier de Martin Milan - puis, sans se rasseoir, il pointa un index lourd de réprobation droit vers le malheureux broché, me regarda dans les yeux, et dit d'une voix lugubre :

" Qu'est-ce que c'est que ÇA ?"

 

Inutile de vous dire que j'en suis resté comme deux ronds de flanc...

A la faveur des lignes qui précèdent, comme vous pouvez le voir, je n'en suis toujours pas revenu !

betizooka

L'ALBUM BROCHÉ EN QUESTION...

Posté par blogodard-ch à 08:34 PM - Commentaires [5] - Permalien [#]

22 décembre 2016

Trois petits tours et puis l'année s'en va...

Si vous êtes à la recherche d'une idée-cadeau de dernière minute, il est encore temps, voici quelques suggestions parmi les sorties récentes en librairie : d'abord, un nouvel opus collectif de la collection des Guides en BD, avec au générique Goupil, Grenon, Tybo, Cedric Ghorbani et moi-même, sorti il y a quelques jours : 'Quelle famille formidable !', c'est son titre, est LE cadeau auquel vous devez penser si vous voulez mettre un peu d'animation dans les dîners de famille en cette période festive.

Que vous souhaitiez vous venger de votre frère, taquiner votre soeur ou rendre furibards vos beaux-parents, c'est l'album qu'il vous faut...

quelle-famille

Ensuite, le très volumineux et incontournable ouvrage 'La grande aventure du Journal Tintin, 1946-1988' qui retrace, comme son nom l'indique, l'historique des séries-phares de la revue, avec, entre bien d'autres choses, la reprise d'une histoire courte de Martin Milan.

 

 

numeriser TINTIN 1946-1988 light

 

A noter que l'année prochaine sera un millésime particulièrement symbolique puisque Martin Milan fêtera son... cinquantenaire en décembre 2017 ! A cette occasion, j'aurai beaucoup de nouvelles à partager, ici, avec vous dans le courant de l'année à venir. 

Joyeux Noël et excellentes fêtes de fin d'année à toutes et à tous !

 

 

Posté par blogodard-ch à 08:25 PM - Commentaires [3] - Permalien [#]

01 décembre 2016

LES ESCALES DE MARTIN MILAN

Martin Milan a eu, au fil de ses nombreuses aventures, l'occasion de faire plusieurs fois le tour du monde, vous êtes nombreux à vous en souvenir, les messages de lecteurs que je reçois régulièrement à ce sujet en témoignent.

C'est pourquoi j'ai eu l'idée de consacrer une série de grandes aquarelles à ses escales les plus originales, les plus exotiques et les plus méconnues, qui lui font parfois rencontrer des personnages échappés de mes autres séries.

Elles sont destinées à être rassemblées dans un grand portfolio.

Or, ce week-end, deux d'entre elles seront proposées, à Bruxelles, lors de la très exceptionnelle vente aux enchères qui marque la naissance d'une association entre la Banque Dessinée et Millon & Associés, qui deviennent une nouvelle entité, Millon Belgique. On y découvre une scène inédite de la Jungle en Folie, survolée par le Vieux Pélican, et une escapade de Martin à la découverte de la mystérieuse île du Brexique.

Je profite de la circonstance pour vous en montrer un aperçu...

LES ESCALES DE MARTIN MILAN Jungle- Robotisation

 

LES ESCALES DE MARTIN MILAN : PAISIBLE PARTIE DE PÊCHE DANS LA JUNGLE EN FOLIE, BIEN À L'ABRI DE LA ROBOTISATION EN MARCHE PARTOUT DANS LE MONDE...

BREXIQUE

 

LES ESCALES DE MARTIN MILAN : SUR L'ÎLE DU BREXIQUE, SÉANCE PLÉNIÈRE DU RUBIX COUNTRY CUBE...

Posté par blogodard-ch à 09:51 PM - Commentaires [5] - Permalien [#]

24 septembre 2016

Et ailleurs, c'est comment, papa ?

Martin et la Porte des Etoiles...

escales martin sur terre 600k

Il fut un temps qui n'était pas comme celui d'aujourd'hui. C'était un temps où, quand on allait au cinéma, on voyait des types danser dans des flaques d'eau avec un parapluie. C'était un temps ou quatre cinoques, dont un avec une grosse moustache, jouaient du piano comme des dingues et couraient après les filles en faisant pouêt-pouêt. Quand on sortait du cinéma, on avait la banane et on dansait sur les trottoirs, avec ou sans parapluie. Tout le monde trouvait ça normal. C'était un temps où on avait fait la paix avec nos anciennes colonies, et où toutes les filles de là-bas portaient des jupes courtes. Je le sais, j'y étais. C'était un temps où tous les terroristes, qu'on appelait des résistants, ne faisaient plus dérailler les trains et étaient rentrés chez eux depuis longtemps, vu que les Allemands étaient rentrés chez eux aussi. Et le calme était revenu. C'était un temps ou, le dimanche, ma mère portait son poulet chez le boulanger du coin, car il le lui cuisait dans son four, pour lui rendre service. C'était un temps ou, parfois, mon père sortait tout son attirail de pèche et on allait, par le métro, au bord de la Seine à une porte de Paris, avec un casse-croûte et une bouteille de vin blanc qu'il mettait à rafraîchir dans l'eau suspendue à une ficelle. Si, je vous assure, je n'invente rien, c'était un temps comme ça, ça a vraiment existé, je le jure. Maintenant, on ne peut pas dire, mais qui aurait l'idée de mettre une bouteille de vin blanc à rafraîchir dans l'eau de la Seine à une porte de Paris? Non, ça n'est plus pareil. D'un autre côté, j'en entends déjà qui disent: « oui, mais en ce temps-là, on n'avait pas vaincu la tuberculose! » ...Exact. Aujourd'hui, oui. Alors, pourquoi a-t-on le sentiment qu'on est engagé sur une mauvaise pente? Qu'elle nous entraîne dans la mauvaise direction? Pourquoi? ...C'est en pensant à tout cela, et au reste, que, ces derniers temps, j'ai accouché, presque sans le vouloir, d'une grande illustration qui en dit plus qu'un long discours. Bon dimanche à tous...

 

Posté par blogodard-ch à 09:21 PM - Commentaires [9] - Permalien [#]

05 septembre 2015

ATTERRIR, D'ACCORD, MAIS OÙ?

martin arbre

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je trouve que nous traversons une période très troublée. Pour ne pas dire plus. Il arrive, me semble-t-il, une telle accumulation de problèmes venant de tous les horizons à la fois, pas un par un, mais tous ensemble, qui se superposent, s'additionnent et se surmultiplient, qu'on finit par penser qu'ils vont avoir raison de la raison raisonnante. Enfin, de la mienne, en tout cas...Vous dormez bien, vous?... No problème?... Et la petite santé... ça va?

Bon, tant mieux. Tout cela m'a suggéré que, si j'étais à ce point troublé, préoccupé, MARTIN devait l'être aussi. Alors, je l'ai interrogé. Il m'a envoyé paitre. Il venait de rater son atterrissage, et le vieux Pélican avait fini sa course ...dans un arbre. Vous ne me croyez pas? Pourtant, c'est comme je vous le dis... La preuve...

Posté par blogodard-ch à 12:58 PM - Commentaires [9] - Permalien [#]

24 août 2015

IL FAUT QU'UNE FENÊTRE SOIT OUVERTE OU FERMÉE

Je ne sais pas si je vous l'a déjà raconté (si c'est le cas, lisez autre chose) mais, quand j'ai la chance de rencontrer Martin, au détour de l'un de nos chemins respectifs, il est très rare qu'il dise simplement, comme n'importe qui, « Bonjour, mon pote », par exemple. Je ne me souviens pas l'avoir jamais entendu dire bonjour comme tout le monde. Je lui ai demandé pourquoi, une fois. Je n'aurais pas dû. « Parce que je ne vois pas pourquoi je souhaiterais un « bon » « jour » à tout bout de champ et à n'importe qui que je ne connais même pas, c'est grotesque! » . Bon, mais je me perds, là. Donc, je le rencontre hier, qui sortait d'une camionnette... Non, SVP, ne me demandez pas ce qu'il foutait avec cette camionnette, je n'en sais rien et je m'en tamponne. Et, disais-je, la première phrase qu'il prononça en m'apercevant fut: 

--Tu ouvres ta fenêtre souvent, toi? »

Je marquais un temps, car c'est rare d'être accosté de but en blanc avec une phrase pareille.

--Drôle de question, dis-je.

--Tu vois, tu ne réponds pas, la preuve!

--La preuve de quoi?

--Réponds d'abord!

--Heu... oui, bien sûr. Surtout quand il fait chaud.

--Et tu n'habites pas au rez-de-chaussée, j'espère?

--Tu le sais très bien, tu es venu, une fois. Bien sûr que non!

--Ça ne change rien. Même en étage, c'est dangereux.

Là dessus il me tourna le dos, et il fallut que je cavale un brin pour le rattraper.

--Je suis désolé, mais ce que tu dis n'a aucun sens, Martin.

--Les ennuis arrivent par n'importe où, et n'importe quand, sans jamais qu'on puisse les prévoir à l'avance...

--Et alors?

--Et alors, c'est pas une raison pour les provoquer en ouvrant la fenêtre en grand.

J'ai souvent fait cette expérience.

Dans un premier temps, on ne comprends pas toujours ce qu'il dit.

Dans un deuxième temps non plus, d'ailleurs.

Mais ça m'a suggéré le tableau ci-dessous . Et là, en le réalisant, ce tableau, après coup en quelque sorte, j'ai compris tout de suite.

 

le volatile 01

 

 

Posté par blogodard-ch à 12:41 PM - Commentaires [2] - Permalien [#]

19 août 2015

AVIS À LA POPULATION !

Grande nouvelle, sur le site www.bd-artstrip.com jusqu’à présent, le temps de lecture des albums était limité à 10 jours.

A partir de maintenant, et pour le même prix, votre album reste à votre disposition pendant 30 jours.

Profitez-en, et sachez que ça crée d'ores et déjà un sacré enthousiasme parmi les lecteurs !

Venez nombreux, on sera heureux de vous accueillir...

norbert kari pilotis

 

Posté par blogodard-ch à 07:02 PM - Commentaires [2] - Permalien [#]

08 juillet 2015

UNE DÉCISION DÉCISIVE (SAUF POUR LES DÉCIDEURS)

Je crois que nous vivons des heures décisives. Sans rigoler. Moi qui vous parle, j'ai le souvenir d'avoir vécu des heures décisives à peu près tout le temps. Ça n'arrête quasiment pas. Je me souviens d'une époque pas si lointaine où on était à deux doigts, que dis-je deux doigts, un cheveu, d'une guerre nucléaire. Vous vous souvenez? Les heures décisives, c'est toujours une question qui concerne des millions de morts potentiels. Comme maintenant. J'ai une de mes proches qui a des nouvelles directes de Grèce et qui me dit qu'on n'a jamais vu autant de suicides dans le pays. Bon. Comme d'habe. Ce pays va-t-il se suicider, ou est-ce que Dimanche, on décide de ne pas. Quand je vois la tête des gens qui vont en décider, ils se serrent les mains, se donnent l'accolade, se font la bise, ou se tapote la joue. Ça vous étonne? C'est que c'est pas eux qui vont se suicider ou l'être d'une manière ou d'une autre. Non, non. Ils décident, c'est tout.

entrer euros

Posté par blogodard-ch à 05:39 PM - Commentaires [1] - Permalien [#]

05 juillet 2015

UN BRIN DE PHILOSOPHIE AU PASSAGE...

En fait, quand on essaie de comprendre quelque chose à la vie, LA VIE en majuscules, dans son ensemble, si vaste et si complexe, et qu'on tente d'en tirer quelques lois simples, on s'aperçoit vite d'une constante qui consiste à énoncer le théorème suivant: "Qui bouffe qui, et comment?", auquel vient s'ajouter son multiplicateur: "qui se fait bouffer par qui, et pourquoi?". Quand vous avez compris ça, vous avez à peu près tout compris. Inutile de faire de longues études. Je ne parle ici que du vivant, bien sûr, étant entendu que j'y inclus les végétaux, puisque certaines fleurs ont inventé des pièges sophistiqués pour bouffer des mouches. On peut étendre cet ensemble précis de deux théorèmes seulement à tous les étages de votre réflexion. Essayez, vous allez voir, ça marche. 

http://www.bd-artstrip.com/fr/

GODARD-CHRISTIAN.ORG  

monstre du jour

Posté par blogodard-ch à 06:11 PM - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 juin 2015

UN DIMANCHE À LA CAMPAGNE...

Vous partez souvent en pique-nique, vous? Parce que c'est la saison, non? Il fut un temps, dans la famille , où on s'entassait tous dans la voiture, avec des paniers, des bouteilles, des assiettes en carton, tout ça, on sortait vite de Paris, et ont piquait tout droit vers l'horizon à l'aventure. En été, bien entendu. Trois ou quatre heures plus tard, on cherchait vainement un endroit à l'écart où s'installer à l'ombre, avec de l'herbe pour s'asseoir. En général, c'était très difficile à trouver, parce qu'il y a des clôtures partout. Je veux dire, en France. On finissait par trouver 15 mètres carrés à l'ombre, mais, dix minutes après, la nappe à peine déployée sur les orties, on voyait arriver un type furieux qui descendait de sa voiture en voltige , et qui hurlait:

- Hé, mais vous êtes chez moi, là où vous êtes!

J'expliquais que, on ne pouvait pas le deviner à cause qu'il n'y avait pas de clôture pour une fois, mais que, de toute façon, dans une heures ou deux, on allait reprendre la route, et que deux heures, c'était trop court pour construire un pavillon de banlieue. J'ai en mémoire un certain nombre de conversations hautes en couleurs. J'abrège.

- Voui, mais qui c'est qui va nettoyer, après, hein, qui c'est? Paske les papiers gras, moi, j'en ai jusque là!

Il est arrivé que, certaines fois, on dût essayer trois ou quatre lopins de verdure avant d'en trouver un de libre à peine suffisant pour liquider un caprice des dieux.

Cette manie nous est passée, rassurez vous.

Mais elle m'a beaucoup marqué.

Ça m'a énormément aidé à rêver d'espaces infinis et déserts, de terres inconnues qui s'étendent à perte de vue sans âme qui vive, et de forêts impénétrables.

Du reste, ça m'a donné l'idée de cette assez grande aquarelle, qui pourrait s'intituler "Tâchez de bien choisir votre endroit pour tomber en panne"...

 

choisir l'endroit

Posté par blogodard-ch à 04:07 PM - Commentaires [2] - Permalien [#]

18 juin 2015

PETIT VOYAGE EN GRANDE BANLIEUE

La semaine dernière, je lisais , comme d'habitude, les nouvelles du jour, sur les journaux en ligne sur internet. C'était un jour comme les autres, ni plus ni moins ceci ou cela... Il y était notamment question de... Ben, tenez! Voici les titres principaux...
- Environ 2.000 Russes combattent pour l'État islamique...
- Faut-il craindre la propagation du Coronavirus en France...
- Un jeune homme tué après avoir pisté son smartphone perdu...
- Le nombril de Taylor Swift vaut le détour...
- Un homme tué par un tigre échappé du zoo de Tbilissi...
- Un octogénaire tente de violer une petite fille de 8 ans...
- Mon mari a été violenté par des surveillants de Fleury-Mérogis...
- Viol d'enfants en Centrafrique...
- Le vagin de la reine vandalisé à Versailles...
...
Martin s'est approché, et a lu quelques titres par-dessus mon épaule. Puis j'ai entendu claquer la porte. Alors j'ai ouvert la fenêtre et je me suis penché. Il traversait la rue, en bas. J'ai crié:
- Mais où tu vas?
- Vivre ailleurs!
Vous trouverez ci-dessous l'ailleurs dont il s'agit (Petite aquarelle à peine sèche)

52 Numériser 00 5

Posté par blogodard-ch à 10:11 PM - Commentaires [5] - Permalien [#]

25 mai 2015

UN JOUR, MARTIN IRA Y VOIR...

C'est dans un coin perdu du Soudan que Martin, dans un petit bar jouxtant le terrain d'aviation, retrouva par hasard son vieux pote de jeunesse, Alberto dit "le maboule", pilote comme lui sur un vieux cessna. Martin tournait le dos à ce qui tenait lieu de porte dans cette buvette branlante, et il ne l'entendit pas entrer. Une pogne de déménageur s'abattit sur son dos, et Martin la reconnut tout de suite.

- Tiens, voilà le maboule!

- Ca fait combien de temps, dit, Alberto en prenant place en face de lui.

- Ohlà, dit Martin en soupirant.

- Au moins dix ans?

- Au moins, dit Martin.

- La même chose, dit Alberto, tourné vers l'épicier derrière son comptoir, tout en lui désignant le verre de Martin.

Il restèrent un moment silencieux, face à face.

- Toujours à tracer ta route à droite et à gauche? demanda Alberto.

- Toujours, dit Martin.

-Et tu as trouvé un endroit qui vaille plus qu'un autre?

- Toujours pas.

- Aha? dit Alberto, avec un regard en dessus. Puis, après un long silence, il ajouta:

- Moi, oui.

- Bah, dit Martin, sceptique.

- J'ai trouvé "la porte", dit Alberto.

Ils restèrent silencieux un long moment. Martin savait très bien de quoi Alberto parlait.

- Vas-y, accouche, dit Martin sans hausser le ton.

- Elle se trouve, au Brésil, loin de tout, à mi chemin entre Manaus et Palmas dos Tocantins, sur les bords du Mato Grosso, à quelques kilomètres des rives du Xingu, mon pote. Je l'ai trouvée par hasard, en livrant des vivres à un village d'indiens Kongu-ha...c'est eux qui m'ont conduit pour me la montrer, en guise de remerciement, parce que j'étais pas en service commandé, tu comprends?

- Huhu, fit Martin.

- Elle est énorme, dit Alberto, introuvable au beau milieu de la forêt vierge et...

- Arrête le blabla, dit Martin en sortant une vieille enveloppe de sa poche de poitrine. Fais-moi un dessin.

 

 

le dessin d'alberto

 

La porte est là, ouverte, mon vieux, avec, tout au fond d'un long couloir, l'ouverture, tu sais, la fameuse ouverture, on voit très bien là où ça va...

- Et ça y va?

- Oui, dit Alberto. Je sais où c'est, je vais y retourner, après avoir goupillé quelque chose pour installer ma veille mère pour le cas où, et j'y retourne, et j'y vais...

- Et les indiens y vont, demanda Martin.

- Quelques-uns, ils m'ont dit. Ils sont cernés, tu sais, les bucherons approchent.

- Combien s'y sont risqués?

- Deux ou trois.

- Ils sont revenus?

- Jamais. Mais la machine, énorme, existe depuis des générations et des générations. Et quand les bucherons arriveront, ils ont décidés de tous passer de l'autre côté.

- Remettez-nous ça, dit Martin à l'adresse de l'épicier.

- Je ne veux pas de ce qui se prépare. Je ne veux pas qu'on me foute des nanoparticules dans le cerveau...

- Moi non plus, mais ça se discute.

- Non, ça ne se discute pas. Je ne veux pas qu'on fasse de moi un robot heureux, et ça approche. Les bucherons approchent.

- Exact, dit Martin.

- On peut quitter cette saloperie de planète, enchaîna Alberto, le souffle court, on peut enfin la quitter, bordel! et ne plus jamais revenir, j'ai trouvé LA porte!

Il donna du poing sur la table et fit sauter les verres.

- Alors, comme ça, elle existe, dit Martin songeur. Ça n'était pas un rêve...

- Non, ça n'en est pas un. Le vieux Jo, qui prétendait y avoir été, et en être revenu disait vrai. On peut quitter cette planète à tout jamais. Notre rêve de mômes, Martin! Tu te souviens?

- Et comment!.

Ils restèrent encore une fois un long moment silencieux.

Puis Aberto dit "le maboule" s'éclipsa après une accolade. Sur le pas de la porte branlante, il se retourna, et sourit.

- Adieu, vieux frère.

- Attends. Tu ne sais pas où ça va, mais tu y vas?

- Hé oui, dit le maboule. Justement pour ça!

Et il tourna les talons.

Il était pressé.

 

Cette nuit là, Martin rêva de la porte qui permettait de quitter la terre à tout jamais. Et il la vit. En effet, dans son rêve, elle ressemblait au dessin d'Alberto. Il avait cassé le vieux pélican, et plus rien ne le retenait sur terre. Il avança sur la passerelle, et se réveilla d'un coup, en sueur de la tête aux pieds.

 

Non, il n'avait pas cassé le vieux pélican, pensa-t-il, soulagé d'un coup. Quelques heures plus tard, tout de même, il se promit d'aller y faire un tour, aussitôt que possible.

 

De ce côté-ci du monde, pensait-il, personne ne l'aimait vraiment assez pour le retenir si ça le prenait, lui aussi...

 

Le rêve de Martin

 

 

Capture d’écran 2015-05-25 à 11

 

Posté par blogodard-ch à 12:24 PM - Commentaires [12] - Permalien [#]

16 mai 2015

TENUE DE SLIP CORRECTE EXIGÉE

Je ne peux pas m'empêcher d'aborder un problème crucial.

Vous le savez certainement, Sophie Marceau, que j'admire beaucoup, en montant les célèbres marches du festival de Cannes, portant une robe très longue mais complètement ouverte jusqu'à la taille sur le devant, s'est exhibée en petite culotte. Cette révélation a fait le tour de la presse. On a vu la culotte de Sophie Marceau!!! En plus il s'agissait d'une petite culotte à moitié transparente, et qui laissait deviner quelques poils résiduels. Bon. Je remarque que toute la presse relaie la pseudo révélation. Avec une robe pareille, complètement ouverte au moindre coup de vent, on ne peut pas imaginer qu'elle ne l'ait pas fait exprès. Quand on ne veut pas exhiber sa culotte, on s'habille autrement, j'imagine. Je ne critique pas. Je constate. Et je dis , moi, que, si elle l'a fait ainsi, c'est pour que les photographes ne ratent pas le cliché, que tout le monde ensuite a pu voir. Du coup, on est bien obligé de constater que Sophie Marceau considère que, pour les besoins de sa carrière, il est nécessaire qu'on voie sa culotte. Jusque là, je ne juge toujours pas, et ce n'est pas une critique, même déguisée...

Slip

plan 2

Mais ensuite, Madame Sophie Marceau tournera peut-être un jour dans un film dans lequel les femmes revendiqueront les mêmes droits que les hommes, ce qui est une matière relativement courante, et in-dis-cu-ta-ble. je ne critique toujours pas. Mais je revendique pour les hommes les mêmes droits que pour les femmes. Et j'exige que, dès à présent, on fasse le même genre de clichés avec ma pomme, tandis que j'aurai le pantalon ouvert largement avec vue directe sur mon slip légèrement transparent. C'est tout ce que je dis. Prière de m'indiquer où on peut me permettre de monter un escalier à Paris et ses environs, car je n'ai pas l'intention d'aller à Cannes. J'accepte également qu'on me fournisse l'adresse où on peut acheter des slips semi-transparents pour homme, car les miens sont opaques. (Pas pensé avant) Photographes professionnels exigés. Venir nombreux (si possible). A bientôt, je vous tiens au jus.

Posté par blogodard-ch à 02:31 PM - Commentaires [1] - Permalien [#]