le blog insolite de Christian Godard

29 octobre 2017

SPÉCIAL CINQUANTENAIRE DE MARTIN MILAN

COCON PL18

 

Chère collectionneuse, cher collectionneur, nous nous connaissons depuis longtemps, permets-moi donc de te tutoyer ; à l'approche de la saison des fêtes - et des cadeaux afférents - si jamais il te venait l'envie d'offrir ou de t'offrir une planche originale de la série MARTIN MILAN, parmi celles qui figurent sur la boutique "SHOP" de la galerie HUBERTY BREYNE, sache que je m'engage ici, sur présentation d'une preuve de la facture d'achat, à te faire parvenir sur une feuille à dessin format A4 - c'est à dire la taille d'un album de bande dessinée - un TEXTE ORIGINAL, INÉDIT, ENTIÈREMENT ÉCRIT À LA MAIN ET SIGNÉ, relatant les circonstances très particulières de la naissance de cette série.

Ce texte sera, si tu le souhaites, personnalisé au prénom de ton choix - le tien, ou celui de la personne à qui tu souhaites offrir la planche originale en cadeau.

Pour me joindre, il te suffira une fois l'achat effectué auprès de la galerie de m'adresser un message via le formulaire de contact de ce blog, ou par la page Contact de mon site officiel : www.godard-christian.org

Cette offre expirera la 28 décembre à minuit, date de la naissance de la série MARTIN MILAN dans le journal TINTIN.

Une pièce collector à ne pas manquer. Avis aux amateurs éclairés !

 

 

 

 

 

 

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28 octobre 2017

TOUPET : NARCOSE

Une nouvelle petite vidéo semi-animée pour vous détendre durant ce long week-end de Halloween et de la Toussaint, basée sur un gag de TOUPET: Narcose.

Avec, naturellement, au dessin, le trait toujours aussi efficace et pertinent de l'imparable Albert Blesteau !

Narcose

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21 octobre 2017

PETIT CONSEIL ENTRE AMIS...

GODARD-Martin Milan-Mille anS pour une agonie-planche10-50x37,5-LD

 

Pour ceux d'entre vous qui ne le sauraient pas encore, une grande expo m’a été consacrée tout le mois dernier chez Huberty & Breyne Gallery à Paris.

Trop tard, me direz-vous ?  Pas tout à fait : pour ceux qui n’ont pas pu y assister, sachez que l’on trouve encore un certain nombre de planches disponibles, pour un temps limité, dans la rubrique SHOP de leur galerie en ligne.

On peut y voir entre autres des planches originales jamais exposées de PIPSI, héroïne du journal Vaillant, de LA JUNGLE EN FOLIE, NORBERT & KARI, et, bien sûr, de MARTIN MILAN…

 Parmi ces dernières, je vous signale, entre autres pièces mémorables, la planche 10 de Mille Ans pour une Agonie, qui met en scène Martin et son Vieux Pélican, avec à son bord l’indéboulonnable reporter sans frontières Gally Mathias, et qui est proposée au prix de 1800 euros.

 A l’approche de l’anniversaire de Martin, qui fêtera les cinquante ans de sa première apparition dans le journal TINTIN en décembre prochain, c’est l’occasion de retrouver une « madeleine de Proust » extraite d’un album qui a provoqué quelques remous mémorables lors de sa parution.

(Je disais petit conseil entre amis, car, vu la tournure des événements, je vous fiche mon billet que dans un an ou deux, elle vaudra le triple !)...

Profitez-en, pendant qu’il en est encore temps…

(cliquer sur titre ci-dessous  ou sur le mot "shop" pour y accéder directement) 

 

 


 

 

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05 septembre 2017

TOUPET : PAS TOUCHE !

Capture d’écran 2017-09-05 à 19

Ci-dessous, vous trouverez un exemple parfait de ce que ça veut dire, faire des enfants... Si vous n'êtes pas encore au courant, je vous l'explique en deux mots : ça veut dire devenir dingue d'angoisse, du soir au matin et du matin au soir. Voilà ce que ça veut dire...

Avec, au dessin, le toujours impeccable trait d'Albert Blesteau !

 

TOUPET : Pas touche

 

 

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01 septembre 2017

Exposition Christian GODARD, galerie Huberty Breyne Paris

 

GRANDE EXPOSITION CHRISTIAN GODARD

DU 9 SEPTEMBRE AU 7 OCTOBRE 2017

À LA GALERIE HUBERTY BREYNE PARIS,

VILLAGE SAINT-HONORÉ,

91 RUE SAINT HONORÉ, 

(M° Palais-Royal Comédie Française, Bus 81)

 

PLUS D'UNE CENTAINE DE PLANCHES ORIGINALES, AQUARELLES ET DESSINS EXPOSÉS

 

EXPO HUBERTY BREYNE SEPTEMBRE OCTOBRE

 

VERNISSAGE HUBERTY BREYNE

 

 

GODARD-CHRISTIAN / FRANCAIS

godard-christian.org site officiel de christian godard dessinateur et scénariste BD

http://www.godard-christian.org

www.godard-christian.org

 

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22 juillet 2017

TOUPET - La photo

 

Je vous avoue que faire revivre sous vos yeux les aventures du couple des Dubois, ahuris devant ce qu'ils ont généré, me remet en mémoire mes propres souvenirs quand j'ai donné naissance à mon fils, et, croyez-moi, ce fut...très au-delà de tout ça !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 juillet 2017

TOUPET - Martel en tête

Apparemment, comme ça vous amuse (moi aussi, d'ailleurs !), je vous propose ci-dessous une autre vidéo. (Que ceux que ça ne fait pas rire m'écrivent, je connais un bon "psy")...

 

 

 

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20 juillet 2017

TOUPET - Nan-nan

Histoire de rappeler quelques souvenirs à quelques-uns...

 

 



 

 

 

 

 

 

 

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30 mai 2017

UN PETIT ANGE EST PASSÉ...

Une question me turlupine.

Est-ce qu'il vous est arrivé, dans la vie, de rencontrer un ange? Je veux dire, un vrai, comme dans les contes de fées. Parce que, moi, ça m'est arrivé. Parfaitement. Vous pouvez vous moquer tant que vous voudrez, je m'en fiche. Je sais que c'est la vérité. C'était il y a longtemps. J'avais une trentaine d'années. Et un jour, j'ai pris la décision d'en acheter un. Ça m'a pris comme ça, mais je savais depuis longtemps que j'en avais envie. Depuis tout petit. Alors j'ai été dans une boutique où on vend des petits anges. Il y en avait quatre ou cinq dans une cage, tous plus beaux les uns que les autres. La vendeuse a ouvert la cage, et me les a tous mis devant moi pour que je puisse choisir celui qui me séduirait le plus. Bien entendu, les petits anges, à cet âge-là, ne restent pas tranquilles. Il y en a tout de suite plusieurs qui se sont carapatés dans tous les sens. Un client est entré juste à ce moment là, qui voulait en acheter un, lui aussi, et un petit ange en a profité pour s'échapper, et la vendeuse a été obligée de lui courir après, dans la rue. Parmis eux, il y en avait un qui ne voyait que moi. Dès le premier instant, il s'était assis à mes pieds et, la tête levée, il ne regardait que moi, et ne bougeait plus de là. Figé. Bon, au bout d'un moment la vendeuse a rattrapé le fuyard, un vendeur lui a prêté la main et à remis de l'ordre dans la situation, et le petit ange, à mes pieds, assis, lui ne me quittait toujours pas des yeux. Que c'en était terriblement émouvant. On aurait dit qu'il savait d'avance que c'était avec moi qu'il voulait aller, qu'il m'attendait en quelque sorte, et que, me sachant enfin arrivé, il tenait à me faire savoir qu'il m'aimait depuis longtemps déjà, avant même que je sois arrivé. Bien entendu, c'est celui là que j'ai acheté, bien entendu, évidemment. Je n'ai pas discuté le prix, je l'ai pris dans mes bras et nous sommes repartis ensemble. C'était un petit ange de sexe féminin. Nous ne nous sommes plus quittés, elle et moi, et cela n'a duré que dix ans. C'est court, dix ans. Surtout quand il s'agit d'un ange. Ça passe comme une flèche. C'était, vu de l'extérieur, une chienne boxer. Mais de l'extérieur seulement. Parce que, à l'intérieur, c'était un petit ange. Elle était d'une douceur totale, absolue, et ne pensait qu'à anticiper nos désirs. Elle comprenait tout ce qu'on disait. Quand je dis TOUT, c'est TOUT. C'était tellement stupéfiant qu'un jour, en vacances avec mon fils sur la Côte, on a tenté de faire la liste de tous les mots dont elle connaissait parfaitement le sens. Quand on est arrivé à trois cents, on a arrêté. C'était inutile. On pouvait se contenter de parler comme je vous parle, à vous autres. Enfin, non, pas tout à fait. Parmi vous autres, il y en a beaucoup qui ne comprennent pas la moitié de ce que je dis. Elle si. Je ne l'ai jamais tenue en laisse de ma vie. Quand je lui demandais de marcher auprès de moi, elle le faisait, c'était simple et cela s'était installé sans apprentissage préalable. Pour tout le reste c'était pareil. Je pourrais en parler pendant des heures et des heures. Et faire un roman. Il y a de la matière. Mais un roman sans aucun méchant, sans meurtre et sans trahison, ça ne se vendrait pas beaucoup. Quand il lui arrivait de faire une bêtise, comme par exemple au sortir du bain, de se mettre à cavaler au travers de l'appartement, de déraper et de renverser un pot de fleurs, elle avait conscience d'avoir fait une bêtise, et elle allait se coucher le museau entre les pattes, dans une encoignure, même si on ne s'était aperçu de rien. Alors et on était obligé d'aller la consoler, de lui dire que cela n'avait pas d'importance, qu'il ne fallait pas qu'elle s'inquiète pour un malheureux pot de fleurs, pour qu'elle accepte de cesser se cacher honteusement sous ses deux pattes . Voilà, c'était Trombine, ma Binette, un petit ange sur la terre, de passage, pendant dix ans seulement.

 

 

Trombine

 

Certains d'entre vous se demandent pourquoi je parle souvent des animaux, et j'essaie d'expliquer ce que je ressens, en les voyant vivre parmi nous, quand on le leur permet. Ou quand je vois un chasseur ventripotent qui pose, carabine pointée, heureux d'avoir tué un éléphant, l'un des animaux dont l'intelligence et la sensibilité se rapprochent le plus de celles de l'homme. C'est pour ça. C'est à cause de Binette, ma Trombine. Je pourrais en parler pendant des heures. Il ne se passe pas de jour sans que je me la remémore. Pas un seul jour. Pas un seul... J'ai eu de la chance. A d'autres aussi, ça leur arrive... Mais, la plupart du temps, ils ne s'en aperçoivent même pas.

 

 

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17 avril 2017

MARTIN MILAN et L'HOMME QUI CROYAIT À LA CALIFORNIE sur RADIO NOVA EN PODCAST

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C'est une belle surprise que l'on m'a réservée là, parce que, lorsque l'on écrit une histoire, on l'écrit avec des mots, et rien d'autre que des mots.

Bien sûr, les mots ont un sens. Ils ont un sens pour vous. Vous les entendez. Ils ont une sonorité, mais uniquement dans votre tête. Vous ne savez jamais, d'avance, quelle sonorité ils auront dans la tête, la cervelle de ceux qui vous liront. Peut-être qu'ils n'en auront aucune. Ils ne liront que des mots qui ne provoquent aucun son.

Ici, le sort a voulu que quelqu'un lise cette histoire, et leur donne pour la première fois des sons : ceux de son interprétation.

Et quelle excellente interprétation !

Du coup, mes mots, je les ai redécouverts.

Vous me direz, pour ceux qui m'ont déjà lu, si ça vous a fait le même effet, ou pas... 

 

À l'occasion de la sortie de 'La Grande Aventure du Journal Tintin', RADIO NOVA a consacré un numéro de son émission Nova Book Box, intitulé  'L'ANTINTINOLOGIE, ÉTOILE MYSTÉRIEUSE', à la présentation d'extraits de cette anthologie, avec, entre autres sélections choisies, la lecture par Richard Gaitet de TANT QU'UN CHIEN T'ATTENDRA, histoire courte parue initialement dans l'album 'Il s'appelait Jérôme', ainsi que, un peu plus loin dans l'enregistrement, du récit JED WALKER, extrait de 'L'Homme qui croyait à la Californie', que j'ai scénarisé pour Claude Derib.


Le podcast est en écoute sur le site de Nova Planet :

L'AnTintinlogie, étoile mystérieuse

MERCREDI 5 AVRIL 777 pages pour célébrer l'aventure du Journal de . Il y a quelques mois, le Journal Tintin (1946-1988) réapparaissait en librairies via une volumineuse anthologie fêtant les 70 ans de sa création.

http://www.novaplanet.com

 

 

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10 avril 2017

LA GENÈSE DE LA TOUTE PREMIÈRE HISTOIRE DE MARTIN...

 

Dès nos premières rencontres, quand il venait participer aux réunions de rédaction de Pilote, lui et moi nous nous sommes tout de suite sentis en phase.

J'ai été vraiment ami de Michel Greg, oui, vraiment, qui m'a toujours considéré comme une sorte de frère d'armes (un jour, il m'a dit, "Toi et moi, nous sommes les deux seuls caméléons du métier"), pendant tout le temps où il m'a ouvert les pages du Journal de Tintin, et jusqu'aux derniers temps de sa vie - la preuve, puisqu'il m'a adoubé devant témoins (et quels témoins...!), au cours d'un repas, pour que je reprenne les scénarii de Talon, avec Roger Widenlocher au dessin. 

Voilà. J'ai eu d'autres amis dans cette profession étrange. Heureusement, hein ? Mais il ne faut pas tout mélanger, ce qui se passe entre les hommes, ce n'est pas n'importe quoi, c'est profond parfois, c'est vivant parfois, et parfois, ça ne l'est pas.

Il a bien fallu qu'un jour j'imagine la première histoire de Martin Milan, avant même d'avoir commencé à la dessiner. Il se trouve que j'ai retrouvé dans mes archives la première ébauche, le tout premier jet du premier récit, qui allait devenir "Martin Milan, pilote d'avion-taxi", quand je l'ai proposé à Michel Greg.

Ci-dessous, pour ceux que ça intéresse...

 

 

Capture d’écran 2017-04-10 à 20

Capture d’écran 2017-04-10 à 20

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08 avril 2017

ESCALES DE MARTIN MILAN : RENDEZ-VOUS MANQUÉ DANS LE MÉTRO POUARISIEN AUX HEURES DE POINTE

Opérat -Escales

 

Cette nouvelle escale devait conduire Martin Milan à Paris, où un producteur de spectacles s'était intéressé à son parcours, au point de souhaiter en tirer l'argument d'une comédie musicale, comme on peut le voir sur l'affiche au-dessus de lui.

Mais est-ce bien à Paris que Martin à atterri ?

En tous cas, il est en train de manquer son rendez-vous, car la foule est si dense, à l'intérieur de cette station, qu'il n'a pas repéré la jeune femme venue l'accueillir avec une pancarte à son nom...

Encore un rendez-vous manqué ?

 

 

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07 avril 2017

LA RE-NAISSANCE DE MARTIN MILAN...

 

Désert des nuits sans sommeil

Aquarelle, techniques mixtes, extraite du portfolio LES ESCALES DE MARTIN MILAN : DE PASSAGE DANS LE DÉSERT DES NUITS SANS SOMMEIL, réalisé à l'occasion du cinquantenaire de la série.

 

Cette année 2017 marque un anniversaire pas comme les autres : celui de la naissance de MARTIN MILAN, pilote d'avion-taxi, dans les pages du Journal TINTIN.

A cette occasion, certains d'entre vous, qui me le réclamaient depuis fort longtemps, seront heureux d'apprendre que le contrat pour la republication des aventures de Martin, sous la forme d'une Intégrale, vient d'être signé avec les éditions du Lombard - et cette Intégrale comprendra une nouveauté à laquelle je vais prochainement m'atteler, textes et dessins. 

Puisque l'on fait ici mention d'une époque déjà lointaine, voici comment les choses se passaient à cette époque-là…

La première histoire de Martin est sortie dans Tintin en 1967. A cette époque, je travaillais également à Pilote, depuis 1959, les deux maisons étant concurrentes, à l'époque. 

Le peu de temps que je distrayais de ma collaboration régulière avec Pilote ne me permettait pas de produire beaucoup dans Tintin. 

Il n'empêche que, au tout début des années 70, les éditions du Lombard éditèrent le premier album de Martin Milan, qui réunissait un certain nombre des premières histoires complètes parues dans le journal.

C'était un modeste broché, qui m'avait procuré une grande joie, car c'était, justement, mon tout premier album !

Une parution, pour moi, très exceptionnelle, car malgré ma collaboration indiscontinue depuis le premier jour de Pilote, les éditions Dargaud n'avaient jamais daigné ne serait-ce qu'évoquer, ne fut-ce que de loin, l'éventualité de faire avec mes histoires de Norbert et Kari, le moindre bout de ne serait-ce que sur le mode de la promesse vague d'en faire des albums... 

Il est vrai que - entretemps - 1968 s'était passé.

Il en était résulté dans la maison un certain nombre de transformations. 

René Goscinny avait été nommé directeur général, et héritait de ce fait d'un bureau ultra-moderne, à l'étage supérieur à la rédaction. Depuis son bureau, il pouvait, en manipulant quelques boutons, ouvrir la porte, fermer la porte, ouvrir les rideaux, fermer les rideaux, etc, etc…

La première fois que je fus invité dans ce magnifique bureau, Goscinny avait l'air très grave.

Il m'invita à m'asseoir, manipula quelques boutons pour ouvrir et fermer les rideaux, ce qui provoqua mon admiration, pour ne pas dire ma béatitude ; puis il se leva, raide, marcha jusqu'à une armoire, l'ouvrit, en tira un album broché, revint, contourna son bureau, restant debout, posa l'album broché en question devant moi- c'était le mien, le tout premier de Martin Milan - puis, sans se rasseoir, il pointa un index lourd de réprobation droit vers le malheureux broché, me regarda dans les yeux, et dit d'une voix lugubre :

" Qu'est-ce que c'est que ÇA ?"

 

Inutile de vous dire que j'en suis resté comme deux ronds de flanc...

A la faveur des lignes qui précèdent, comme vous pouvez le voir, je n'en suis toujours pas revenu !

betizooka

L'ALBUM BROCHÉ EN QUESTION...

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22 décembre 2016

Trois petits tours et puis l'année s'en va...

Si vous êtes à la recherche d'une idée-cadeau de dernière minute, il est encore temps, voici quelques suggestions parmi les sorties récentes en librairie : d'abord, un nouvel opus collectif de la collection des Guides en BD, avec au générique Goupil, Grenon, Tybo, Cedric Ghorbani et moi-même, sorti il y a quelques jours : 'Quelle famille formidable !', c'est son titre, est LE cadeau auquel vous devez penser si vous voulez mettre un peu d'animation dans les dîners de famille en cette période festive.

Que vous souhaitiez vous venger de votre frère, taquiner votre soeur ou rendre furibards vos beaux-parents, c'est l'album qu'il vous faut...

quelle-famille

Ensuite, le très volumineux et incontournable ouvrage 'La grande aventure du Journal Tintin, 1946-1988' qui retrace, comme son nom l'indique, l'historique des séries-phares de la revue, avec, entre bien d'autres choses, la reprise d'une histoire courte de Martin Milan.

 

 

numeriser TINTIN 1946-1988 light

 

A noter que l'année prochaine sera un millésime particulièrement symbolique puisque Martin Milan fêtera son... cinquantenaire en décembre 2017 ! A cette occasion, j'aurai beaucoup de nouvelles à partager, ici, avec vous dans le courant de l'année à venir. 

Joyeux Noël et excellentes fêtes de fin d'année à toutes et à tous !

 

 

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01 décembre 2016

LES ESCALES DE MARTIN MILAN

Martin Milan a eu, au fil de ses nombreuses aventures, l'occasion de faire plusieurs fois le tour du monde, vous êtes nombreux à vous en souvenir, les messages de lecteurs que je reçois régulièrement à ce sujet en témoignent.

C'est pourquoi j'ai eu l'idée de consacrer une série de grandes aquarelles à ses escales les plus originales, les plus exotiques et les plus méconnues, qui lui font parfois rencontrer des personnages échappés de mes autres séries.

Elles sont destinées à être rassemblées dans un grand portfolio.

Or, ce week-end, deux d'entre elles seront proposées, à Bruxelles, lors de la très exceptionnelle vente aux enchères qui marque la naissance d'une association entre la Banque Dessinée et Millon & Associés, qui deviennent une nouvelle entité, Millon Belgique. On y découvre une scène inédite de la Jungle en Folie, survolée par le Vieux Pélican, et une escapade de Martin à la découverte de la mystérieuse île du Brexique.

Je profite de la circonstance pour vous en montrer un aperçu...

LES ESCALES DE MARTIN MILAN Jungle- Robotisation

 

LES ESCALES DE MARTIN MILAN : PAISIBLE PARTIE DE PÊCHE DANS LA JUNGLE EN FOLIE, BIEN À L'ABRI DE LA ROBOTISATION EN MARCHE PARTOUT DANS LE MONDE...

BREXIQUE

 

LES ESCALES DE MARTIN MILAN : SUR L'ÎLE DU BREXIQUE, SÉANCE PLÉNIÈRE DU RUBIX COUNTRY CUBE...

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24 septembre 2016

Et ailleurs, c'est comment, papa ?

Martin et la Porte des Etoiles...

escales martin sur terre 600k

Il fut un temps qui n'était pas comme celui d'aujourd'hui. C'était un temps où, quand on allait au cinéma, on voyait des types danser dans des flaques d'eau avec un parapluie. C'était un temps ou quatre cinoques, dont un avec une grosse moustache, jouaient du piano comme des dingues et couraient après les filles en faisant pouêt-pouêt. Quand on sortait du cinéma, on avait la banane et on dansait sur les trottoirs, avec ou sans parapluie. Tout le monde trouvait ça normal. C'était un temps où on avait fait la paix avec nos anciennes colonies, et où toutes les filles de là-bas portaient des jupes courtes. Je le sais, j'y étais. C'était un temps où tous les terroristes, qu'on appelait des résistants, ne faisaient plus dérailler les trains et étaient rentrés chez eux depuis longtemps, vu que les Allemands étaient rentrés chez eux aussi. Et le calme était revenu. C'était un temps ou, le dimanche, ma mère portait son poulet chez le boulanger du coin, car il le lui cuisait dans son four, pour lui rendre service. C'était un temps ou, parfois, mon père sortait tout son attirail de pèche et on allait, par le métro, au bord de la Seine à une porte de Paris, avec un casse-croûte et une bouteille de vin blanc qu'il mettait à rafraîchir dans l'eau suspendue à une ficelle. Si, je vous assure, je n'invente rien, c'était un temps comme ça, ça a vraiment existé, je le jure. Maintenant, on ne peut pas dire, mais qui aurait l'idée de mettre une bouteille de vin blanc à rafraîchir dans l'eau de la Seine à une porte de Paris? Non, ça n'est plus pareil. D'un autre côté, j'en entends déjà qui disent: « oui, mais en ce temps-là, on n'avait pas vaincu la tuberculose! » ...Exact. Aujourd'hui, oui. Alors, pourquoi a-t-on le sentiment qu'on est engagé sur une mauvaise pente? Qu'elle nous entraîne dans la mauvaise direction? Pourquoi? ...C'est en pensant à tout cela, et au reste, que, ces derniers temps, j'ai accouché, presque sans le vouloir, d'une grande illustration qui en dit plus qu'un long discours. Bon dimanche à tous...

 

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05 septembre 2015

ATTERRIR, D'ACCORD, MAIS OÙ?

martin arbre

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je trouve que nous traversons une période très troublée. Pour ne pas dire plus. Il arrive, me semble-t-il, une telle accumulation de problèmes venant de tous les horizons à la fois, pas un par un, mais tous ensemble, qui se superposent, s'additionnent et se surmultiplient, qu'on finit par penser qu'ils vont avoir raison de la raison raisonnante. Enfin, de la mienne, en tout cas...Vous dormez bien, vous?... No problème?... Et la petite santé... ça va?

Bon, tant mieux. Tout cela m'a suggéré que, si j'étais à ce point troublé, préoccupé, MARTIN devait l'être aussi. Alors, je l'ai interrogé. Il m'a envoyé paitre. Il venait de rater son atterrissage, et le vieux Pélican avait fini sa course ...dans un arbre. Vous ne me croyez pas? Pourtant, c'est comme je vous le dis... La preuve...

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24 août 2015

IL FAUT QU'UNE FENÊTRE SOIT OUVERTE OU FERMÉE

Je ne sais pas si je vous l'a déjà raconté (si c'est le cas, lisez autre chose) mais, quand j'ai la chance de rencontrer Martin, au détour de l'un de nos chemins respectifs, il est très rare qu'il dise simplement, comme n'importe qui, « Bonjour, mon pote », par exemple. Je ne me souviens pas l'avoir jamais entendu dire bonjour comme tout le monde. Je lui ai demandé pourquoi, une fois. Je n'aurais pas dû. « Parce que je ne vois pas pourquoi je souhaiterais un « bon » « jour » à tout bout de champ et à n'importe qui que je ne connais même pas, c'est grotesque! » . Bon, mais je me perds, là. Donc, je le rencontre hier, qui sortait d'une camionnette... Non, SVP, ne me demandez pas ce qu'il foutait avec cette camionnette, je n'en sais rien et je m'en tamponne. Et, disais-je, la première phrase qu'il prononça en m'apercevant fut: 

--Tu ouvres ta fenêtre souvent, toi? »

Je marquais un temps, car c'est rare d'être accosté de but en blanc avec une phrase pareille.

--Drôle de question, dis-je.

--Tu vois, tu ne réponds pas, la preuve!

--La preuve de quoi?

--Réponds d'abord!

--Heu... oui, bien sûr. Surtout quand il fait chaud.

--Et tu n'habites pas au rez-de-chaussée, j'espère?

--Tu le sais très bien, tu es venu, une fois. Bien sûr que non!

--Ça ne change rien. Même en étage, c'est dangereux.

Là dessus il me tourna le dos, et il fallut que je cavale un brin pour le rattraper.

--Je suis désolé, mais ce que tu dis n'a aucun sens, Martin.

--Les ennuis arrivent par n'importe où, et n'importe quand, sans jamais qu'on puisse les prévoir à l'avance...

--Et alors?

--Et alors, c'est pas une raison pour les provoquer en ouvrant la fenêtre en grand.

J'ai souvent fait cette expérience.

Dans un premier temps, on ne comprends pas toujours ce qu'il dit.

Dans un deuxième temps non plus, d'ailleurs.

Mais ça m'a suggéré le tableau ci-dessous . Et là, en le réalisant, ce tableau, après coup en quelque sorte, j'ai compris tout de suite.

 

le volatile 01

 

 

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19 août 2015

AVIS À LA POPULATION !

Grande nouvelle, sur le site www.bd-artstrip.com jusqu’à présent, le temps de lecture des albums était limité à 10 jours.

A partir de maintenant, et pour le même prix, votre album reste à votre disposition pendant 30 jours.

Profitez-en, et sachez que ça crée d'ores et déjà un sacré enthousiasme parmi les lecteurs !

Venez nombreux, on sera heureux de vous accueillir...

norbert kari pilotis

 

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08 juillet 2015

UNE DÉCISION DÉCISIVE (SAUF POUR LES DÉCIDEURS)

Je crois que nous vivons des heures décisives. Sans rigoler. Moi qui vous parle, j'ai le souvenir d'avoir vécu des heures décisives à peu près tout le temps. Ça n'arrête quasiment pas. Je me souviens d'une époque pas si lointaine où on était à deux doigts, que dis-je deux doigts, un cheveu, d'une guerre nucléaire. Vous vous souvenez? Les heures décisives, c'est toujours une question qui concerne des millions de morts potentiels. Comme maintenant. J'ai une de mes proches qui a des nouvelles directes de Grèce et qui me dit qu'on n'a jamais vu autant de suicides dans le pays. Bon. Comme d'habe. Ce pays va-t-il se suicider, ou est-ce que Dimanche, on décide de ne pas. Quand je vois la tête des gens qui vont en décider, ils se serrent les mains, se donnent l'accolade, se font la bise, ou se tapote la joue. Ça vous étonne? C'est que c'est pas eux qui vont se suicider ou l'être d'une manière ou d'une autre. Non, non. Ils décident, c'est tout.

entrer euros

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