Il est rare que je ne m'attache pas à - au moins - un embryon de sujet, quand je m'adresse à vous, mais, aujourd'hui, je n'ai rien trouvé qui m'inspirait un commentaire, si menu soit-il. Aussi, ne m'en gardez pas rancune, mais je vais me contenter de vous faire part de quelques nouvelles qui méritent d'être racontées, et qui n'ont aucun rapport entre elles. Aucun. Certains vont aller chercher midi à quartoze heures, je le sais, mais ils auront bien tort.

Ainsi, au Libéria, des hommes armés ont attaqué un centre d'isolement pour malades du virus Ebola à Monrovia. Ils ont provoqué la fuite d'une vingtaine de patients, a-t-on appris dimanche de sources concordantes, lesquels se sont égayés dans la nature. «Ils ont cassé les portes et ont pillé les lieux. Les malades ont tous fui», a affirmé un témoin de l'incident survenu dans la nuit de samedi à dimanche. Piller des lieux contaminés par le virus Ebola, bon, mais que peut-on y piller? Des seringues usagées? Des pansements ensanglantés? Là, franchement, il fallait y penser. Voici le premier fait du jour que je voulais vous rapporter. Passons au second.

L'homme le plus percé au monde, Rolf Buchholz, a été refoulé de Dubaï à son arrivée à l'aéroport où il devait se produire dans un hôtel, a rapporté le quotidien local Al-Emarat Al-Youm. L'homme a 453 piercings sur tout le corps, dont la majorité se trouve autour de la bouche, ce qui doit probablement le gêner beaucoup pour lécher une glace à la vanille, et tout un tas d'autres choses, comme parler par ailleurs. Il a été refoulé par les autorités aéroportuaires, car il a été soupçonné de sorcellerie. Se percer 453 fois le corps, moi, ce n'est pas de sorcellerie que je le soupçonne, mais là n'est pas la question. Passons au troisième fait du jour.

Le Premier ministre Manuel Valls affirme qu'il est «hors de question» pour son gouvernement de changer de politique face à la panne de croissance, jugeant «irresponsables» ceux qui, à gauche, appellent à une autre stratégie.

Voilà les trois faits nouveaux du jour que je voulais vous rapporter. Il me semble qu'ils sont soudés entre eux par quelque lien mystérieux que je serais bien en peine de qualifier. L'un de ces liens sournois, vous savez, dont on ne se doute pas toujours de la présence...

Je ne sais pas si cela mérite qu'on y réfléchisse. Peut-être? A vous de voir.

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