Je crois que nous vivons des heures décisives. Sans rigoler. Moi qui vous parle, j'ai le souvenir d'avoir vécu des heures décisives à peu près tout le temps. Ça n'arrête quasiment pas. Je me souviens d'une époque pas si lointaine où on était à deux doigts, que dis-je deux doigts, un cheveu, d'une guerre nucléaire. Vous vous souvenez? Les heures décisives, c'est toujours une question qui concerne des millions de morts potentiels. Comme maintenant. J'ai une de mes proches qui a des nouvelles directes de Grèce et qui me dit qu'on n'a jamais vu autant de suicides dans le pays. Bon. Comme d'habe. Ce pays va-t-il se suicider, ou est-ce que Dimanche, on décide de ne pas. Quand je vois la tête des gens qui vont en décider, ils se serrent les mains, se donnent l'accolade, se font la bise, ou se tapote la joue. Ça vous étonne? C'est que c'est pas eux qui vont se suicider ou l'être d'une manière ou d'une autre. Non, non. Ils décident, c'est tout.

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